La simplicité fait œuvre. 
Le constat, après la lecture d’«Eloge de L’ombre» est sans appel : Matthieu Gicquel va aller vers quelque chose de plus simple, sincère. Le verre est texturé, pourquoi vouloir le changer, le modifier ? Peut-être que la beauté intrinsèque à un objet presque «brut» a autant de magnétisme qu’un objet plus «pur».
Matthieu Gicquel choisit le plâtre pour texturer son verre, pour imprimer une forme sans cesse aléatoire, mais toujours unique à ses pièces. Il met en œuvre une volonté qui dépasse la création en tant que telle. La force de ses créations ne réside pas tellement dans celles-ci, mais plutôt dans la démarche qui les sous-tend.
Peu à peu, la technique va s’affirmer, la texture «Yuugen» naître dans ces 900°. Le verre est texturé, il est vivant, réel. Ici, orient et occident, le concept et l’objet sont réunis. Le Wabi-sabi se réinvente, le verre aussi.